25.06.2011

Samedi 25 juin

"Des questions, des questions me reviennent/ Aurais-tu, aurais-tu retrouvés les tiennes?/  Des amours, des amours me retiennent/ Aurais-tu, aurais-tu retrouvés les tiennes?"

(Gaëtan Roussel) 

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23.06.2011

Jeudi 23 juin

Toi, mon clochard céleste/ Au visage de prince, au corps d’ambre/ Comment pourrais-je t’appartenir/ Si tu ne t’appartiens pas toi-même. 

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21.06.2011

Lundi 21 juin

Une nuit abandonnés/ je lui dirai/  parler boire et baiser/ les mots bleus/  l'instant d'une rencontre sur un love-leitmotiv/ les mots qu'on dit qu'avec les yeux...(une fête, de la musique).

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14.02.2011

Lundi 14 février

Un légume oublié dans le fond d’un panier/ Le suc nauséabond de la chair liquéfiée/ Ce qu’il adviendra de nous !

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09.02.2011

Mercredi 9 février

Jour de soldes/ Une horreur que cette foule agglutinée autour de bouts de tissu/ comme des mouches sur une viande avariée…

 

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03.02.2011

Jeudi 3 février

Ecouter les bruits de la rue par l'interphone....


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29.01.2011

Samedi 29 janvier


                   Late bloomer, I'm just a late bloomer (ouf!)

 

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20.01.2011

Jeudi 20 janvier

Arpente les rues de ta ville/ Oublie tout ce que tu sais d’elle/ Laisselaisse-toi dériver...


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12.01.2011

Mercredi 12 janvier

cueille le jour

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06.01.2011

Jeudi 6 janvier

 

Cette ville qui ne m’était rien/ Je l’habite et me l’approprie/ Tissant en elle des liens, chargeant de souvenirs chaque rue/ Et je m’invente une géographie au fil des heures et des années…

 

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31.12.2010

Vendredi 31 décembre

Très vite, nous nous sommes reconnus/ Deux électrons libres aventuriers de l’instant/ Alors, même si ma peau t’électrise/ Même si ton talent me captive/  Qu’inventerions-nous de plus/ Nous qui sommes des intermittents de l’amour…

 

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21.12.2010

Mardi 21 décembre

Rue de l’aigle 1 raymond farroud dentiste sur rendez-vous rez-de-chaussée entrée b trosky 3 vanne gaz 13456789aob touche pas à mon pote 5 magasins dalbert 7 info riverains (arraché) grups 9 perdu chat tigré gris tel 064510278 jérôme patin wake farbe soxer… (les mots des murs)


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06.12.2010

Mercredi 8 décembre

Ce désir inattendu, ce désir fulgurant/ Ce désir cru du corps de l’autre/ Va-t-il anéantir enfin l’excessif romantisme/ Fait d’amours platoniques, de fusions ravageuses?


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02.12.2010

Jeudi 2 décembre

D'étranges sensations me traversent/ J’entends tourner la Terre...

 

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25.11.2010

Jeudi 25 novembre

L’excès comme le manque conduisent à la même détresse/ Et ce besoin démesuré d’amour, qui pourrait le combler ?!

 

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16.11.2010

Mardi 16 novembre

"Je ne t'aime plus, mon amour/ Je ne t'aime plus tous les jours"

(Manu Ciao)

 

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08.11.2010

Lundi 8 novembre

 

Car chacun souffre à l’idée de disparaître….

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03.11.2010

Mercredi 3 novembre

Suisse, un glacier emballé pour cause de réchauffement climatique/ Grande-Bretagne,la féminisation des poissons après absorption de pilule/ France, le budget pharaonique du démantèlement d'une centrale nucléaire/ Indonésie, les tigres de Sumatra gravement menacés d'extinction.

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26.10.2010

Mardi 26 octobre

La vie comme une fanfare, avec excès, avec joie/ La vie comme une fanfare, sans repentir et sans entrave/ Tu as pulvérisé les limites, tu es le rêveur invincible/ Tu as fait de ton existence une véritable œuvre d’art.

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15.10.2010

Lundi 15 octobre

J’ai laissé passer ma chance, ma chance c’était toi/ Nous avions la trentaine, une longue attente derrière/ Un grand amour devant, tu as acheté une maison/ Tu as désiré un enfant, et moi j’ai résisté, et puis je t’ai quitté/ Voilà, voilà comment gâcher deux existences.


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11.04.2009

Samedi 11 avril

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Au Squat des Passeurs, la fête bat son plein.
Dans la grande salle des turbines, ambiance irréelle, des projecteurs multicolores balayent les monumentales tuyauteries de la scène, deux bassistes survoltés encadrent un joueur de didgeridoo, des garçons volent au-dessus du public portés par mille mains, la foule bigarrée danse, nos corps se mêlent et s'emmêlent en une transe absolue, le son envoûtant d’un chant aborigène s’élève, les rythmes s’accélèrent, oubli de soi, instant suspendu, jusqu’à l’apothéose finale dans un tonnerre d’applaudissements...

29.03.2009

Dimanche 29 mars

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Un week-end comme je les déteste.

Samedi jour de soldes, une horreur que cette foule agglutinée autour de bouts de tissu comme des mouches sur une viande avariée.

Dimanche à la messe, fascination pour ces merveilleuses liturgies, offertes à notre spiritualité enfouie, à notre desséchant athéisme, mais consternation paradoxale devant ces naïves dévotions, issues des profonds désarrois de nos ancêtres hominidés...

07.03.2009

Samedi 7 mars

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Grisbi, fric, blé, flouze, bure,

Je traverse chaque soir le centre ville,

Jusqu’au temple de la friture et du bœuf compressé

Pour gagner un peu d’argent, quelques euros,

Pas sûr que l’esclavage soit aboli,

 

Thunes, pognon, oseille, caillasse,

J’aspire une dernière bouffée d’air,

Avant de passer en apnée derrière le comptoir,

Puis je ne vois plus que des bouches avides,

Dents jaunâtres et yeux ovins, énonçant des menus.

 

20.02.2009

Vendredi 20 février

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Lettre à T.

 

J’ai été ton enfant, ta fille,

Tu as fait du mieux que tu as pu,

Tu m’as entraîné dans ta chute dépressive,

Dans ton ascension paranoïaque,

Tu m’as donné puis repris un père,

Tu m’as constamment déracinée,

Je ne t’en veux plus,

J’aimerais juste ne pas te ressembler…

15.02.2009

Dimanche 15 février

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Retour d’une soirée à la campagne. La route serpente doucement. Un renard ondule furtif, la radio distille des notes de jazz. Soudain tout disparaît, volant, musique, faisceau lumineux. Freiner et s’envoler. Ou bien fermer les yeux, noir c’est noir, suivre, aveugle, la courbe du virage. Ou bien. Le courant électrique revient, juste à temps pour éviter le ravin.

Je me gare, respire, décide de continuer à pied, ne pas remonter dans ce tombeau métallique. Au bout de quelques mètres, je pénètre dans l’obscurité plus profonde d’une forêt. La peur me gagne. Les bois bruissent de vie sauvage. Peur des accidents stupides, des longues et douloureuses maladies, des sangliers, de rater sa vie, j’ai peur, j’avance, je me concentre sur mon pas, le déroulement de la voûte plantaire cherchant l’asphalte, peur de se risquer à aimer, de passer à côté de l’amour, de faire des enfants, de ne pas en avoir, temps que l’on passe à avoir peur, peur du temps qui passe, j’ai peur, j’avance.

10.02.2009

Mardi 10 février

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Lettre à P.

 

Tu es l’éternelle séductrice, à l’existence dévastée,

Ta quête éperdue et splendide a quelque chose d’émouvant.

 

Il y a l’aversion des jalouses, les désespoirs des délaissés

Et les rancoeurs des infidèles, la désapprobation de tous.

Il y a de la lassitude, le chaos décousu des ans,

L’attente devenue chronique, la crainte de vieillir.

 

Mais il y a l’insolente beauté, l’innocence de ta blondeur,

Ton humour plus noir que tes robes, ta façon d’être excessive.

Il y a tout l’au-delà du sexe, le vertige des premiers regards,

L’incandescence de tes nuits, les matins tendres et épuisés.

 

Et j’aime ton ivresse à plaire, ta désarmante sincérité

A te croire toujours amoureuse, sans jamais pouvoir trouver l’autre…

07.02.2009

Samedi 7 février

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Un petit bar joyeux, bourdonnant de paroles, grenat de ton verre, dégoupillé enfin, tout le jour attendu, apaise mes tourments.

Un petit verre de vin, du fond de ma détresse, un petit ballon de rouge, jouissance de l’ivresse.

Second verre de vin, fais nous briller les yeux, égaille nos papilles, rites de l’apéro, connaissances amis, sachez que je vous aime.

Au troisième verre, hédonisme frileux, phrases consensuelles, dieu que ce vin est bon, ardeurs textuelles, et pensées embrasées.

Quatre verres de vin, la blancheur de tes mains, épiée au bout du zinc, troublante séduction, tes yeux au fond des miens, je t’oublie volubile. Cinquième vin rouge, en appelle un autre, tu t’approches félin, sixième et puis septième, ma gouaille furieuse, ta tendre ironie.

Et au huitième tour, clamez vos vers poètes, névrose ou bien cirrhose, jouez amis musiciens, joie vie érotisme, le temps est aboli.

Au bout de neuf verres, ou bien dix ou bien vingt, tu oses tu m’enlaces, tourbillon de lumière, ton regard m’égare, fais moi danser encore...

26.01.2009

Lundi 26 janvier

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Célibataires, célibattants, à la dérive de nous-même,

Des incurables séducteurs aux pires des borderline,

Des célibataires endurcis aux divorcés récalcitrants,

Ouvrons nos filets dérivants, même blessés baisés blasés,

Du séminal au lacrymal, nous avons l’embarras du choix.

Une quête amoureuse éperdue, perdue d’avance somme toute,

Ça pue trop le manque d’amour, et puis les mois, les années passent.

A l’heure où d’autres donnent la vie, unis imbriqués pour toujours,

Douceur exquise de la famille, l’injustice est insoutenable,

Célibataires, célibattants, quand notre calvaire va-t-il cesser ?

13.01.2009

Mercredi 13 janvier

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Bizarre, toqué, dingue, extravagant, cinglé,

Englué dans une vie d’adulte passive,

Retranché dans tes paradis artificiels,

Perché, maboul, timbré, fou, déséquilibré,

Sors de ta bulle, deviens ce que tu es,

Après l’enfance saccagée, l’adolescence tronquée,

Barjot, fêlé, sinoque, farfelu, détraqué,

Etre ou pas de guingois, là n’est pas la question,

Cautérise ce vide, cette absence à toi-même,

Rattrape et malaxe l’alternative de tes rêves,

Qu’ils soient inspiration et non refuge !

 

08.01.2009

Jeudi 8 janvier

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Lettre à G.

 

Tu es mon frère, mon double,

Et une énigme à toi tout seul.

Nous sommes des moutons noirs,

Et ce « nous » me tue.

Qu’est-ce qui en nous échoue,

D’où vient cette blessure, cette mésestime,

Ce qui nous mine entrave ce qui nous anime,

Et c’est une vie ratée qui s’écoule,

A ne pas faire, à ne pas dire, à ne pas agir…

 

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